Marelle, caramel amer
Les
glaieuls descendent des bois en cavalcades multicolores
et les
enfants nichent dans les arbres
Les crayons saturés
d'amphétamines douteuses
de grands champs verts
s'hallucinent
Les radeaux longs circulent dans des enfers
cuivrés aux vagues molles
et dans de grands versets
les
muses endiablées de lierre se racontent le charme sourd de la
bakélite
De vitreuses cochiques rigolent dans les
siècles à venir
Les hottentots parcourent en
courant les déserts ravinés
le squelette de la terre
fertile
Les avions rêveurs s'attardent
s'entichant un
moment de l'eau fiévreuse
Les colins maillards se
perdent dans les forêts bleuies
Les lames se montrent
et
demain nous irons au bois dans de languissantes voitures à
cheval
Les eschochias en flambent de plaisir
Cramoisis
les
crabes grouillent et craquent des allumettes sourdes
Et le
carton s'empêtre entre les pattes des chiens